
Pourquoi le titre "Dévoilement" ?
Parce que la réflexion proposée est un sursaut pour retrouver du courage. En premier lieu, celui d'affronter lucidement l’avenir tel qu’il se dessine.
Or, en grec ancien, Dévoilement se dit… Apocalypse.
Façon discrète d'inviter à ne pas se voiler la face quant à l'avenir tel qu'il se présente actuellement.
Mais ce serait inutilement pessimiste s'il n'y avait pas autre chose. Le sens du mot Apocalypse est plus riche qu'on ne croirait de prime abord.
Dans la culture chrétienne, l’Apocalypse de Jean est un texte écrit à la fin du Ier siècle et qui décrit la fin des temps (que le rédacteur et sa communauté considéraient alors – déjà ! – comme imminente). D’où le sens qu'on prête ordinairement au mot Apocalypse, synonyme de cataclysme, de fin dernière.
Sauf qu'à l’époque où ce mot a été employé, apocalypse signifiait simplement : dévoilement, révélation de ce qui était caché.
Pris ainsi, il rejoint la notion qui est centrale dans une autre culture : le bouddhisme. Celle de nirvana, qui correspond aussi à un dévoilement, puisque le nirvana libère des illusions, celles qui provoquent la souffrance et la peur.
La démarche proposée dans le livre peut se résumer en trois étapes :
Assumer la détresse actuelle, de plus en plus partagée.
L'ayant reconnue, se révolter contre cette peur, en se servant de sa capacité à raisonner.
Et ainsi dégager une voie optimiste d’accomplissement humble et fier du petit je qu’on croit constituer isolément.
Un tel titre paraissait donc pertinent : chargé d’ombre et de lumière, pour un cheminement si paradoxal.
Ainsi est dévoilé le sens de Dévoilement.
